Coutellerie Domingo

La passion au bout des lames

La passion au bout des lames


Jérôme Domingo est né à Nîmes et a grandi dans la Vaunage.  « J’ai toujours eu un couteau dans ma poche pour couper une ficelle ou tailler une branche… c’est ma passion », assure-t-il. Une passion dont il s’éloigne en se lançant dans des études de philosophie. « Comme je ne me voyais pas dans la peau d’un prof’ de philo, je me suis un peu cherché », dit-il en rigolant. Une petite annonce, dénichée par sa mère, va le remettre sur le chemin de sa passion première. « La filière recrutait et je suis parti à Thiers, capitale de la coutelleriepour apprendre le métier. Une fois son CAP en poche, il obtient le premier prix régional de la SEMA pour une création d’un couteau baptisé l’Alverne.
Après un contrat d'apprentissage en alternance dans une usine qui produisait industriellement des couteaux de cuisine, il est embauché par un artisan coutelier. Il va  rester dix-sept ans dans cette petite entreprise artisanale. « C'est là que j'ai été véritablement pris de passion par ce métier. Nous produisions des couteaux haut de gamme. Avec cet artisan. J’ai appris à travailler le beau », poursuit Jérôme Domingo qui va parcourir les salons et rencontrer les grands noms de la coutellerie.
Dans les années 2010, il décide de s’installer à Nîmes et reprend une boutique de coutellerie de la rue Saint- Castor, vieille de 150 ans. « Affûtage, réparation, rénovation, vente de ciseaux…je fais tout du coupe ongle au poignard », dit-il en souriant. Modeste l’homme l’est assurément mais ce coutelier est un artiste. Il se met en quête d’un couteau qui serait typique de Nîmes pour le reproduire. Il parcourt les collections du musée et les archives à sa recherche. En vain ! Il décide alors d’en créer un en hommage à sa ville : « Je voulais qu’il soit moderne, inspire confiance et dégage une puissance paisible »
Ainsi est né « Le Nîmois » : un couteau, compagnon de randonnée, de pêche, de chasse ou de casse-croute, numéroté et frappe des armes de la ville. « Le dernier réalisé porte le numéro 2 500 », dit-il, pas peu fier.
Après le succès rencontré par « Le Nîmois », Jérôme Domingo a voulu réaliser une nouveau modèle plus petit et plus trapu « destiné, explique-t-il, à trouver sa place dans une poche ou un sac à main. Le Minot enrichit ainsi la collection qui compte d’autres pièces comme Le Costières à la lame plus arrondie.
Cet artiste-artisan organise, une fois par mois, des stages d’initiation au cours desquels il dévoile les différentes étapes de la fabrication d’un couteau : montage, façonnage, finition et bien sûr l’affûtage. A l’issue de cette journée, les participants repartent avec le couteau qu’ils ont fabriqué. « C’est une manière pour moi de partager ma passion », conclut Jérôme Domingo.


 


 


(1)   A partir du mois de janvier, Jérôme Domnigo s’installe aux Halles de Nîmes. Tous les matins, il proposera affûtage et vendra des couteaux. L’après-midi, il se consacrera à sa boutique de la rue saint-Castor


 


Pratique


15 Rue Saint-Castor


Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h30.
Site Internet : http://www.coutelleriedomingo.com/


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